
Contrairement à l’idée reçue, la magie de votre baptême en parapente ne dépend pas que du pilote : votre rôle de partenaire est essentiel pour transformer le vol en une expérience exceptionnelle.
- Votre course au décollage n’est pas une fuite mais un acte de propulsion qui donne vie à la voile.
- Votre communication sur vos sensations (plaisir ou inconfort) permet au pilote de sculpter un vol sur mesure.
- Votre anticipation (vêtements, choix du créneau) conditionne directement votre confort et la qualité des paysages.
Recommandation : Adoptez une posture active et curieuse. En devenant un véritable partenaire de vol, vous ne subirez plus l’expérience, vous la co-créerez.
Vous avez réservé votre baptême de parapente. L’excitation monte, mais une question subsiste : que faire une fois là-haut ? Beaucoup de futurs passagers pensent que leur rôle se limite à s’asseoir et à profiter de la vue, un peu comme dans un manège. Les conseils habituels se concentrent sur la logistique : comment s’habiller, faut-il avoir le vertige, comment se passe l’atterrissage… Ces points sont importants, mais ils ne touchent qu’à la surface de ce que peut être un vol en tandem.
Croyez-en mon expérience de pilote biplaceur, un vol devient véritablement inoubliable lorsque le passager cesse d’être passif pour devenir un véritable partenaire. Et si la clé n’était pas simplement de « ne pas avoir peur », mais de comprendre comment participer activement à ce ballet aérien ? Si chaque petite action de votre part, chaque mot échangé, pouvait enrichir et personnaliser votre aventure ? C’est toute la philosophie que je souhaite partager avec vous. Oubliez le rôle de sac de sable ; vous êtes sur le point de devenir le co-pilote de votre propre expérience.
Cet article n’est pas une simple liste de consignes. C’est une invitation à entrer dans les coulisses du vol en tandem. Nous allons voir ensemble comment, de la course énergique au décollage jusqu’au choix du type de vol, vos actions ont un impact direct sur la sécurité, le plaisir et la magie de l’instant. Vous apprendrez le langage du vol pour dialoguer avec votre pilote et faire de ce baptême bien plus qu’un simple tour : une véritable collaboration dans le ciel.
Pour vous guider dans cette transformation de passager à partenaire de vol, cet article est structuré pour répondre à chaque étape clé de votre participation active. Découvrez comment chaque détail, de votre course à votre communication, peut sublimer votre expérience.
Sommaire : Devenir le partenaire de vol idéal pour votre baptême
- Pourquoi devez-vous continuer à courir même quand vous vous sentez soulevé ?
- Comment communiquer avec votre pilote dès les premiers signes de nausée ?
- Vol contemplatif ou acrobaties : lequel demander selon votre profil émotionnel ?
- L’erreur vestimentaire courante même en plein été à 2000m d’altitude
- Quand réserver votre vol pour avoir les meilleures ascendances thermiques ?
- Saut découverte ou stage autonomie : lequel correspond à votre soif d’aventure ?
- Quand augmenter la vitesse d’obturation pour compenser les vibrations de l’avion ?
- Comment réussir vos premiers grands vols solo en école de parapente ?
Pourquoi devez-vous continuer à courir même quand vous vous sentez soulevé ?
C’est sans doute l’instruction la plus contre-intuitive que vous recevrez au décollage : « Courez, courez, continuez de courir ! ». Alors que vos pieds touchent à peine le sol et que la voile vous tire vers le ciel, votre instinct vous crie de vous arrêter et de vous asseoir. C’est une erreur ! Cette phase de course n’est pas une fuite face au vide, mais l’acte fondateur de votre vol. C’est le dialogue corporel initial entre vous, le pilote et la voile. En courant, vous créez la vitesse relative nécessaire pour que l’air s’engouffre dans les caissons de l’aile, la gonfle et lui donne son profil porteur. C’est vous qui donnez l’impulsion de vie au parapente.
S’arrêter trop tôt, c’est comme couper le moteur d’un avion au moment du décollage. La voile peut perdre sa portance, se dégonfler partiellement et rendre le décollage plus difficile, voire impossible dans des conditions de vent faible. Votre énergie est notre carburant initial. Le pilote a besoin de sentir cette poussée constante et engagée pour diriger la voile parfaitement face au vent et assurer une prise en charge douce et sécuritaire. C’est un véritable travail d’équipe. Comme le dit un confrère :
Il ne s’agit pas de chute libre, mais d’élévation. Ni de vitesse, mais de lenteur maîtrisée.
– Delta Évasion, Guide du vol en tandem
Pour réussir cette étape cruciale, la concentration et la confiance dans les instructions du pilote sont primordiales. Voici un plan d’action simple pour transformer cette course en un succès garanti.
Votre plan d’action pour un décollage parfait
- Gardez le regard fixé sur l’horizon, jamais sur le vide ou vos pieds. Cela maintient votre équilibre et votre trajectoire.
- Maintenez une course progressive et régulière même si vous sentez la portance. Imaginez que vous poussez un chariot.
- Attendez l’instruction claire du pilote (« OK, stop, on s’assoit ! ») avant d’arrêter de courir. C’est lui qui sent le moment précis de la prise en charge totale.
- Penchez-vous légèrement en avant pour maintenir la vitesse et l’engagement dans la course.
- Laissez-vous glisser dans la sellette uniquement quand le pilote vous le confirme, une fois que vos pieds ne touchent définitivement plus le sol.
En comprenant le « pourquoi » de cette course, vous ne la subissez plus. Vous devenez le moteur du décollage, le premier acteur de ce ballet aérien qui commence.
Comment communiquer avec votre pilote dès les premiers signes de nausée ?
Une fois en l’air, le dialogue ne s’arrête pas. Il change de forme. Le mal de l’air, ou cinétose, peut parfois survenir, même chez les personnes qui ne sont habituellement pas malades. Il est dû à un conflit entre les informations envoyées par vos yeux et celles de votre oreille interne, qui gère l’équilibre. Le pire réflexe serait de serrer les dents et de subir en silence par peur de déranger. C’est tout le contraire ! Votre pilote est là pour vous, et votre confort est sa priorité. Communiquer est la clé pour co-piloter votre expérience et l’adapter en temps réel.
Dès les premiers signes (sensation de chaleur, moiteur, léger vertige), signalez-le immédiatement. N’attendez pas que l’inconfort s’installe. Un pilote averti peut instantanément modifier le vol : il privilégiera des virages plus larges et plus doux, recherchera des zones d’air calme et stable, et pourra même vous donner les commandes quelques instants (sous son contrôle total, bien sûr). Piloter activement est souvent le meilleur remède, car votre cerveau se reconcentre sur une action et oublie le conflit sensoriel. La communication non-verbale est aussi notre langage universel.

Avant le décollage, nous convenons toujours de quelques signes simples. Le plus courant est le « pouce en l’air » pour « tout va bien » et le « pouce en bas » pour « ça ne va pas » ou « je veux descendre ». Ces gestes clairs, comme celui visible sur l’image, permettent une communication efficace même avec le bruit du vent. N’hésitez jamais à les utiliser. Un bon vol est un vol où le passager sourit, pas un vol où il endure. En exprimant vos sensations, vous ne gâchez pas le vol, vous nous aidez à le rendre parfait pour vous.
Votre feedback est notre meilleur instrument de bord. Il nous permet de passer d’un itinéraire standard à un voyage sur mesure, sculpté selon vos émotions.
Vol contemplatif ou acrobaties : lequel demander selon votre profil émotionnel ?
Un vol en tandem n’est pas un produit unique. C’est une palette d’émotions dans laquelle vous pouvez piocher. Le plus grand service que vous puissiez vous rendre est d’être honnête avec vous-même et avec votre pilote sur ce que vous recherchez. Êtes-vous ici pour la sérénité d’un panorama à 360°, ou pour une décharge d’adrénaline qui vous laissera un souvenir décoiffant ? Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, seulement celle qui correspond à votre profil émotionnel du moment. Exprimer clairement votre envie, c’est nous donner la partition de la musique que vous voulez entendre.
Un vol peut se moduler en intensité. On peut commencer par un vol « zen », tout en douceur, pour admirer le paysage et s’acclimater à la sensation de flotter. Si vous vous sentez à l’aise, et seulement si vous le demandez, le pilote peut engager des manœuvres plus dynamiques. Des « wing-overs » (virages amples et rapides où l’on passe au-dessus de la voile) ou des « 360 engagés » (une spirale rapide) transforment le vol en une session de sensations fortes. Le témoignage d’un passager illustre bien cette collaboration :
Vol aujourd’hui avec Mehdi qui a été super rassurant et qui faisait tout pour me détendre ! L’expérience est exceptionnelle […] Encore merci Mehdi pour ce vol, la prise des commandes et les petites acrobaties proposées que j’ai adoré !
– Anonyme, via Aeroslide
Pour vous aider à définir votre profil, voici un petit guide des différents types de vols que nous pouvons vous proposer. Discutez-en ouvertement lors du briefing avant le décollage.
| Type de vol | Sensations | Profil idéal | Durée moyenne |
|---|---|---|---|
| Vol Zen/Contemplatif | Douceur, sérénité, panorama | Première expérience, sensible au vertige | 10-15 minutes |
| Vol Panoramique | Équilibré, quelques virages | Curieux, envie de découvrir | 15-20 minutes |
| Vol Sensation/Acrobatique | Adrénaline, wing-over, 360° | Amateur de sensations fortes | 20-25 minutes |
Le ciel est un terrain de jeu immense. En nous disant ce qui vous fait vibrer, vous nous donnez la carte pour vous emmener exactement là où vous rêvez d’aller.
L’erreur vestimentaire courante même en plein été à 2000m d’altitude
C’est un classique que nous, pilotes, voyons chaque été. Il fait 25°C au point de rendez-vous, le soleil brille, et les passagers arrivent en short et t-shirt, prêts pour une journée à la plage. Grosse erreur ! Ils oublient deux facteurs fondamentaux : l’altitude et le vent relatif. Même en pleine canicule, l’air se refroidit à mesure que l’on monte. Ce phénomène, appelé le gradient thermique adiabatique, est une loi de la physique incontournable. En moyenne, on observe une baisse de température qui peut atteindre près de 1°C tous les 100 mètres d’altitude. Si vous décollez à 1000m pour monter à 2000m, vous perdez déjà 10°C !
À cela s’ajoute le vent relatif. Un parapente vole à une vitesse d’environ 40 km/h. Ce vent constant sur votre peau accentue considérablement la sensation de froid, c’est le « wind chill ». Un simple t-shirt, même par temps chaud, devient vite glacial. Avoir froid en vol est le meilleur moyen de gâcher l’expérience : on se crispe, on ne profite plus du paysage, et le corps dépense de l’énergie pour se réchauffer, ce qui peut même favoriser le mal de l’air. La solution est simple et vient de la montagne : le système des trois couches.

Superposer des couches fines et techniques est bien plus efficace qu’un seul gros pull. Chaque couche a un rôle : la première pour évacuer la transpiration, la seconde pour isoler et garder la chaleur, la troisième pour protéger du vent et de l’humidité. Cette modularité permet de s’adapter parfaitement. Pour votre vol, la check-list est simple :
- Couche de base : Un t-shirt technique respirant (surtout pas de coton, qui garde l’humidité).
- Couche intermédiaire : Une polaire ou une doudoune fine et compressible.
- Couche externe : Un bon coupe-vent, si possible imperméable.
- Et ne pas oublier les extrémités : Un pantalon long (jean ou pantalon de randonnée), des chaussures de marche montantes pour protéger les chevilles, des gants fins et un tour de cou.
En vous habillant correctement, vous ne luttez pas contre le froid, vous vous offrez le luxe de l’oublier pour vous concentrer uniquement sur la magie du vol.
Quand réserver votre vol pour avoir les meilleures ascendances thermiques ?
Si le parapente peut rester en l’air et même monter, ce n’est pas par magie, mais grâce à un moteur invisible et puissant : les ascendances thermiques. Comprendre ce phénomène, c’est comprendre comment choisir le meilleur moment pour voler, en fonction de l’expérience que vous recherchez. Un thermique est une colonne d’air chaud qui s’élève. Le soleil chauffe le sol, qui à son tour réchauffe l’air juste au-dessus. Devenu plus léger que l’air environnant, il se détache et monte, un peu comme une bulle dans l’eau. Pour nous, pilotes, ces « bulles » sont des ascenseurs naturels. En tournant à l’intérieur, nous pouvons gagner des centaines de mètres d’altitude.
La formation de ces thermiques dépend directement de l’ensoleillement. C’est pourquoi l’heure de votre vol a un impact énorme sur ses caractéristiques. Selon une analyse détaillée du phénomène, le gradient thermique est le véritable moteur des ascendances ; plus la température baisse rapidement avec l’altitude, plus les thermiques seront puissants. Ces conditions sont typiques du milieu de journée.
- Le matin (9h-11h) : L’air est calme, stable, presque laminair. C’est l’idéal pour un vol contemplatif, tout en douceur, parfait pour les personnes appréhendant le vol ou très sensibles au mal de l’air. On fait un « vol plané » majestueux, mais on ne gagne pas ou peu d’altitude.
- Le milieu de journée (12h-16h) : C’est le « prime time » des thermiques. Le soleil est à son zénith, le sol a bien chauffé. L’air est vivant, actif, parfois turbulent. C’est le créneau parfait pour les vols de performance, les vols de distance et pour ceux qui veulent sentir la puissance de la nature et monter « aux nuages ». C’est aussi là que les sensations peuvent être plus fortes. Comme le confirment les spécialistes de l’aérologie, c’est en milieu de matinée que le processus convectif commence pour atteindre son apogée plus tard.
- La fin d’après-midi (après 17h) : Le soleil baisse, le sol se refroidit, l’activité thermique s’apaise. On retrouve des conditions calmes, idéales pour un vol de restitution. La lumière dorée offre des paysages magnifiques et une ambiance sereine.
En discutant de l’heure de réservation avec l’école, vous ne choisissez pas juste un horaire, vous choisissez le tempérament du ciel que vous allez rencontrer.
Saut découverte ou stage autonomie : lequel correspond à votre soif d’aventure ?
Parfois, un simple vol en tandem ne suffit pas. L’expérience est si forte qu’elle allume une étincelle, une envie d’aller plus loin, de ne plus être passager mais pilote. Si le virus du vol vous prend, deux chemins s’offrent à vous : le vol découverte, pour goûter à nouveau à la sensation, ou le stage d’initiation, pour apprendre à voler seul. C’est un choix qui dépend de votre niveau d’engagement, de votre budget, et de votre soif d’aventure. Le vol découverte est une répétition du plaisir, une nouvelle dose de magie sans contrainte. Le stage, lui, est une porte d’entrée vers un nouveau monde : celui de l’autonomie.
Un stage d’initiation est un investissement en temps et en argent, mais c’est le seul chemin sécuritaire pour devenir pilote. Il vous apprendra non seulement à piloter, mais aussi à comprendre l’aérologie, à analyser les conditions, à gérer votre matériel et à prendre les bonnes décisions. C’est une formation complète, à la fois théorique et pratique, qui transforme un rêve en compétence. La citation suivante résume parfaitement l’état d’esprit à adopter :
L’apprentissage par essais et erreurs n’est pas recommandé en parapente. Les erreurs peuvent entraîner des blessures graves et irréversibles. Les écoles de parapente sont des professionnels diplômés qui vous enseignent les meilleures pratiques de sécurité dès le début.
– Bauges Parapente, Guide de formation parapente
Pour vous aider à visualiser ce que représente chaque option, voici une comparaison directe des deux approches. Analysez-la pour voir où se situe votre désir.
| Critère | Vol Découverte Tandem | Stage Autonomie |
|---|---|---|
| Durée | 15-30 minutes | 5 jours minimum |
| Investissement | 90-150€ | 650-800€ |
| Engagement physique | Faible (course de quelques mètres) | Modéré à intense |
| Formation théorique | Briefing de 10 minutes | Plusieurs heures de cours |
| Objectif | Découverte, sensation | Devenir pilote autonome |
Le tandem vous fait découvrir le ciel. Le stage vous en donne les clés. À vous de choisir si vous préférez être un invité régulier ou devenir un résident permanent.
Quand augmenter la vitesse d’obturation pour compenser les vibrations de l’avion ?
Ce titre semble très spécifique et orienté vers la photographie depuis un avion. Cependant, le principe qu’il soulève est universel et s’applique parfaitement à la capture d’images en parapente : la gestion du mouvement. En vol, même par temps calme, il y a toujours de légères vibrations et un mouvement constant. Si vous voulez ramener des souvenirs nets, que ce soit en photo ou en vidéo, vous devez « battre » ce mouvement. La clé pour cela est la vitesse d’obturation. C’est le temps pendant lequel le capteur de votre appareil photo ou de votre caméra est exposé à la lumière. Plus ce temps est court, plus vous avez de chances de figer une action rapide et d’éviter le « flou de bougé ».
En parapente, vous combinez votre propre mouvement, celui de la voile, et les turbulences de la masse d’air. Une vitesse d’obturation lente (par exemple 1/60s) captera tous ces mouvements et donnera une image floue. En augmentant drastiquement cette vitesse, vous prenez une « photographie » de l’instant si rapide que le mouvement n’a pas le temps de s’imprimer. C’est la garantie d’obtenir des paysages piqués et des sourires nets. La plupart des caméras d’action modernes gèrent cela automatiquement, mais si vous avez un appareil débrayable, ne descendez jamais en dessous de 1/500ème de seconde.
Pour des souvenirs mémorables, voici quelques réglages optimaux à garder en tête si vous utilisez votre propre matériel, notamment une caméra d’action type GoPro :
- Vitesse d’obturation : Si réglable, visez un minimum de 1/500s, et idéalement 1/1000s pour figer parfaitement le mouvement et les paysages.
- Mode vidéo : Filmez en 4K à 60 images par seconde (fps). La haute résolution donne de la marge pour recadrer, et les 60fps offrent une fluidité exceptionnelle, idéale pour les ralentis.
- Stabilisation : Activez le mode de stabilisation le plus élevé (HyperSmooth, RockSteady…). C’est un atout majeur pour gommer les vibrations.
- Angle de vue : Utilisez un angle large (Wide ou SuperView) pour capturer l’immensité du paysage et la sensation d’être en l’air.
- Protection : Un simple filtre UV sur l’objectif le protègera du vent, de la poussière et des éventuels impacts.
Cependant, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous concentrer sur le vol. Confiez la capture d’images à votre pilote qui a l’habitude et le matériel adéquat. Votre plus beau souvenir sera celui gravé dans votre mémoire, pas sur une carte SD.
À retenir
- Votre rôle en tant que passager est actif, pas passif. Votre participation directe enrichit considérablement le vol.
- La communication est la clé : exprimez vos envies (vol calme ou sensations) et votre état (confort ou nausée) pour un vol sur mesure.
- L’anticipation est essentielle : une bonne tenue vestimentaire et le choix du créneau horaire sont des décisions qui maximisent votre plaisir et votre confort.
Comment réussir vos premiers grands vols solo en école de parapente ?
Si le baptême en tandem a été une révélation, l’étape suivante, le stage d’initiation, vous mènera vers vos premiers vols en solo. C’est un moment à la fois grisant et intimidant. Vous n’êtes plus passager, vous êtes commandant de bord. La réussite de cette transition repose sur une progression structurée, guidée par vos moniteurs. Le but n’est pas de vous « lâcher » dans la nature, mais de construire votre confiance et vos compétences pas à pas. L’engouement pour ce sport est réel, avec une augmentation de plus de 27% du nombre de pratiquants enregistrée par la FFVL entre 2018 et 2022, ce qui souligne l’importance d’un encadrement de qualité.
La clé du succès est la patience et la répétition. Personne ne devient pilote en un jour. L’expérience montre que la plupart des nouveaux pilotes ont besoin d’environ 20 à 30 vols guidés par radio pour acquérir la confiance nécessaire à voler seuls sur un site familier, dans des conditions calmes. Chaque vol est une leçon. Chaque débriefing avec votre moniteur est une mine d’or. L’objectif n’est pas la performance, mais la maîtrise des fondamentaux : un décollage sûr, un plan de vol simple mais respecté, et un atterrissage en douceur.
Votre feuille de route vers l’autonomie ressemblera probablement à ceci. Chaque étape doit être validée avant de passer à la suivante, sans jamais brûler les étapes :
- Maîtriser le gonflage : Passer des heures en pente-école à jouer avec la voile au sol. Vous devez sentir la voile, la contrôler, la faire monter et la stabiliser face au vent. C’est le B.A.-BA.
- Les premiers décollages : Réussir une série de décollages consécutifs en pente-école, avec de petits sauts de puce, pour automatiser le geste de la course et de la prise en charge.
- Les premiers grands vols guidés : Effectuer vos premiers vols depuis le « grand » décollage, avec un moniteur qui vous guide en permanence par radio, de la première seconde à la dernière.
- L’analyse post-vol : Débriefer systématiquement chaque vol avec votre moniteur pour comprendre vos points forts et vos axes d’amélioration.
- La validation : L’objectif final de cette première phase est souvent le passage du brevet initial, qui atteste de votre capacité à voler en autonomie sur un site connu et dans des conditions calmes.
Réussir ses premiers vols solo, ce n’est pas chercher l’exploit, mais viser la perfection dans la simplicité. C’est en répétant inlassablement les bases que l’on construit la confiance nécessaire pour, un jour, s’élancer dans le ciel en toute sérénité.
Questions fréquentes sur la participation à un vol en tandem
Que faire si je commence à avoir le mal de l’air ?
Signalez-le immédiatement à votre pilote qui adaptera le vol en privilégiant des mouvements doux et en recherchant des zones d’air calme.
Le pilote peut-il m’entendre si je parle normalement ?
Oui, la proximité permet une communication verbale normale. En cas de vent fort, des signes de la main convenus au sol complètent la communication.
Existe-t-il un système radio pour communiquer ?
Certains pilotes équipent leurs passagers de casques avec intercom, mais la communication directe reste la plus courante et efficace.